S’installer en Tunisie pour y vivre ou y développer une activité implique de bien comprendre le système fiscal local. La question est centrale, aussi bien pour les expatriés que pour les entrepreneurs étrangers, car elle détermine non seulement le budget nécessaire mais aussi la rentabilité d’un projet. En 2025, la fiscalité tunisienne se présente comme relativement compétitive comparée à d’autres pays de la région, tout en restant suffisamment encadrée pour offrir une certaine stabilité.
La première distinction importante concerne la résidence fiscale. Une personne est considérée comme résidente en Tunisie si elle y séjourne plus de cent quatre-vingt-trois jours dans l’année, si elle y dispose de son foyer principal ou si elle y exerce son activité principale.
Dans ce cas, elle est imposée sur l’ensemble de ses revenus, y compris ceux perçus à l’étranger.
À l’inverse, un non-résident n’est redevable que sur ses revenus générés en Tunisie, ce qui peut constituer un avantage pour certains profils.
L’impôt sur le revenu suit un barème progressif, atteignant un taux maximal d’environ 35 %. Les revenus salariés, les loyers ou encore les bénéfices d’une activité indépendante y sont soumis. Pour les expatriés, de nombreux pays disposent de conventions fiscales avec la Tunisie, ce qui permet d’éviter la double imposition, un point essentiel à vérifier avant toute installation.
Du côté des entreprises, le taux de l’impôt sur les sociétés est fixé à 15 % dans la majorité des cas. Toutefois, certaines activités jugées stratégiques, comme les exportations, les services informatiques ou les énergies renouvelables, bénéficient de régimes préférentiels, allant d’exonérations temporaires à des réductions durables.
La fiscalité à la consommation est dominée par la TVA, dont le taux standard est de 19 %.
Certains secteurs profitent de taux réduits, notamment l’hôtellerie et certains produits de première nécessité.
Dans le domaine immobilier, tout achat entraîne des droits d’enregistrement, généralement autour de 5 %, auxquels s’ajoute une taxe foncière annuelle variable selon les communes. La revente d’un bien peut également générer une imposition sur la plus-value, sauf s’il s’agit de la résidence principale du propriétaire.
Enfin, la Tunisie cherche à attirer les investisseurs étrangers en multipliant les incitations. Les zones franches, par exemple, permettent d’opérer avec un régime fiscal particulièrement avantageux. Des conventions internationales, notamment avec des pays européens et nord-américains, offrent également une sécurité juridique.
En résumé, la fiscalité tunisienne demeure accessible et attractive, mais elle requiert une bonne préparation et, idéalement, l’accompagnement d’un conseiller spécialisé pour éviter toute mauvaise surprise.